Auto-entrepreneur ou portage salarial

Lorsqu’on se lance en indépendant, le choix du statut juridique est une étape déterminante. De nombreux consultants hésitent entre le statut d’auto-entrepreneur et le portage salarial. 

Vous aussi, vous envisagez de vous lancer et vous vous interrogez ? Cet article a pour objectif de vous aider à trouver la forme juridique la plus adaptée à vos besoins. Quel est le principe du portage salarial ? Quelles sont les différences entre ce régime et celui de l’auto-entreprise ? L’équipe webportage fait le point et vous aide à faire votre choix.


Définitions

  • Le portage salarial : Alternative au statut d'auto-entrepreneur qui permet d’exercer une activité professionnelle d’indépendant, tout en bénéficiant des avantages du statut de salarié et sans avoir à créer d'entreprise.
  • L’auto-entreprenariat : Régime qui facilite la création d’une entreprise en instaurant des formalités allégées. La règlementation en vigueur prévoit un chiffre d’affaires plafond de 32 900€ annuel pour les prestataires de services. 


Pour aller plus loin sur le portage salarial : 

 

 

Tableau comparatif auto-entrepreneur / portage salarial

  PORTAGE SALARIAL AUTO-ENTREPRENEUR
Régime Salarié en CDI
(tout en étant entièrement autonome)
Entrepreneur individuel
sous le régime de la micro-entreprise
Métiers éligibles Métiers de la prestation intellectuelle non règlementés Activités commerciales, artisanales et certaines activités libérales
Plafond de chiffre d'affaires Pas de maximum de chiffre d’affaires
(Pas de minimum chez webportage)
32 900 € pour les services
82 200 € pour la vente de biens (prorata temporis)
Déduction de frais Possibilité de se faire reverser les frais de fonctionnement et de déplacement
en fonction du chiffre d’affaires généré, les frais ne sont pas soumis à impôt, ni aux charges sociales et sans fiscalité associée
Frais professionnels non déductibles
Charges sociales Environ 50%
Ces charges permettant de bénéficier du statut de salarié et de tous ses avantages (retraite, assurances chômage, sécurité sociale, prévoyance et mutuelle.) 
Ce montant est inférieur en cas de déduction de frais
 
23,1 % pour les prestations de services
22,9 % pour les activités libérales relevant de la CIPAV
13,4 % pour une activité d’achat/revente
Source : https://www.rsi.fr/cotisations/micro-entrepreneur/calcul-des-cotisations/charges-sociales.html
 
TVA Soumis à TVA Non soumis à TVA
Engagement du patrimoine personnel Non
grâce au statut de salarié
Oui
mais possibilité de protéger ses biens par l’intervention d’un notaire
Assurance Assurance RC professionnelle de la société de portage salarial
Garantie Financière et Garantie des salaires
Souscription obligatoire & payante
Couverture santé & retraite CPAM (Caisse Primaire d’Assurance Maladie)
Prévoyance
Mutuelle d’Entreprise
Retraite des cadres
RSI (Régime Social des Indépendants)
Possibilité de souscrire à des couvertures complémentaires payantes
Droits à la retraite limités
Recrutement de collaborateurs Non
mais des solutions alternatives existent, tel que le compte commun chez webportage
Oui
mais les charges sociales ne sont pas déductibles du chiffre d’affaires
Droits au chômage Ouverture de droits & cumul possibles
dans les mêmes conditions qu’un salarié traditionnel
Pas d’ouverture de droit & cumul possible
dans des conditions plus restrictives
Administratif / Comptabilité Formalités prises en charge par la société de portage salarial Formalités à réaliser par l’auto-entrepreneur
ou par un tiers de confiance rémunéré
Formation Droits identiques aux salariés traditionnels
Actions collectives nationales, CPF, possibilité de prise en charge par l'entreprise de portage
Oui sous réserve de verser chaque année une contribution à la formation professionnelle (CFP)
Formation obligatoire payante à la gestion d’entreprise
 

Les avantages sociaux du portage salarial

Le portage salarial permet au salarié porté de bénéficier de tous les avantages du statut de salarié plus particulièrement de la protection sociale des salariés :
  • Retraite,
  • Assurances chômage,
  • Sécurité sociale,
  • Mutuelle,
  • Prévoyance
  • Droits à la formation.
Les auto-entrepreneurs en revanche, bénéficient de la protection sociale prévue pour les travailleurs non-salariés (TNS). En effet, les travailleurs indépendants cotisent au régime social des indépendants (RSI) ce qui leur ne leur offre pas d’ouverture de droits au chômage.
De la même manière, les auto-entrepreneurs ne bénéficient pas des Assedics en cas de cessation d’activité professionnelle ou encore de droits à la formation.


Pour aller plus loin :